Parce qu'entreprendre au féminin, ce n'est pas une question de diplôme. C'est une question d'envie, et d'être bien accompagnée. 
Intéressé(e)

Femmes entrepreneures en 2026 : aides, témoignages et mentorat pour se lancer 

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars est le moment idéal pour dresser un état des lieux de l'entrepreneuriat féminin en France. Selon les dernières données de l'Indice Entrepreneurial Français relayées par Bpifrance, 33 % des entreprises créées le sont aujourd'hui par des femmes, soit 8 points de plus en dix ans. Une progression réelle, portée par des femmes de tous horizons, de tous âges et de tous profils. Mais derrière ces chiffres encourageants, des obstacles persistent : accès au financement deux fois plus difficile que pour les hommes, réseaux professionnels encore inégaux, charge mentale… Heureusement, des dispositifs concrets, des réseaux engagés et des parcours inspirants montrent la voie. 

Les freins persistent, mais les solutions aussi 

Le premier obstacle cité par les femmes entrepreneures reste le financement. Les données publiées par Bpifrance sont sans appel : les équipes 100 % féminines sont 4,3 fois moins bien financées que leurs équivalents masculins, et seulement 11 % des fonds levés en capital-risque vont à des entreprises portées par des femmes. Le taux de rejet de crédit est aussi plus élevé pour les créatrices d'entreprises. 

Pourtant, des dispositifs nationaux existent pour lever ce frein. Le portail Mes Questions d'Entrepreneur, édité par la Banque de France, recense plusieurs leviers accessibles aux femmes : 

La Garantie Égalité Femmes, portée par France Active avec le soutien de Bpifrance, facilite l'accès au crédit bancaire jusqu'à 50 000 € sans exiger de garanties personnelles écrasantes. Un dispositif méconnu mais redoutablement efficace pour démarrer sereinement. 

Bpifrance au féminin propose un accompagnement complet : formations gratuites via les Pass Créa (en hausse de 50 % en 2024), accès à un réseau d'experts, soutien à la structuration du projet. Bpifrance publie également, en partenariat avec la Direction générale des Entreprises, un Baromètre annuel de l'entrepreneuriat des femmes en France, une ressource précieuse pour comprendre les tendances et identifier les bons dispositifs selon son profil. 
 

Des plans régionaux viennent compléter ces outils nationaux, notamment en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes ou encore en Normandie, où l'entrepreneuriat féminin progresse plus vite que la moyenne nationale. 

Réseaux, mentorat, coaching : les piliers de la réussite au féminin 

Au-delà du financement, s'entourer est souvent ce qui fait la différence entre une idée qui reste dans un tiroir et un projet qui décolle. Plusieurs réseaux dédiés jouent un rôle clé dans ce processus : 

Les Premières : premier incubateur 100 % féminin en France, il accompagne les entrepreneures dans la structuration et le développement de leur activité. 

Femmes des Territoires : un réseau collaboratif 100 % féminin misant sur la solidarité et le partage d'expériences, proposant du mentorat, des ateliers de formation et des webinaires thématiques, le maître mot est l'entraide. 

Action'elles, Force Femmes et Femmes Digitales JFD : ces structures misent sur le coaching, le mentorat et les événements networking pour briser l'isolement et gagner en confiance. Les CCI et la BGE (Boutiques de Gestion pour Entreprendre) proposent quant à elles des dispositifs de mentorat gratuit, accessibles à toutes les porteuses de projets. 

Témoignage : Jeanne, 22 ans, de l'idée au concours national grâce au mentorat 

C'est précisément l'impact du mentorat que raconte Jeanne, étudiante en droit à Paris, sur le site Mentorat by Léo (mentoratbyleo.fr). Lors de ses séjours Erasmus en Espagne et en Amérique Latine, elle observe un problème récurrent : trouver une colocation et s'intégrer culturellement est un vrai parcours du combattant. De là naît l'idée d'une plateforme dédiée à la colocation internationale, mais sans réseau ni expérience entrepreneuriale, comment passer de l'idée au projet ? 

Elle s'inscrit sur Mentorat by Léo via la plateforme gouvernementale 1jeune1mentor.fr et est mise en relation avec Christophe, un mentor bénévole. Chaque semaine, ils s'appellent pour faire le point sur l'avancée du projet. En moins de deux mois, Jeanne finalise son pitch, rédige son business plan et son budget prévisionnel, et démarche des financeurs. 

Ce qu'elle retient avant tout, c'est la bienveillance et le désintéressement de cet accompagnement : "Ce n'était pas un collaborateur, plutôt un guide quelque part. Puisqu'il n'a aucun intérêt stratégique ou financier à ce que mon entreprise réussisse ou échoue, c'est un engagement totalement désintéressé, et donc purement humain." Et les résultats sont au rendez-vous : soutenue par Christophe dans sa démarche, Jeanne est sélectionnée au concours national « 101 femmes de Matignon », organisé par le ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes avec le soutien de Bpifrance, et reçue à l'Hôtel de Matignon le 8 mars 2024. "C'était très gratifiant et valorisant comme moment, surtout quand il reste encore beaucoup à faire et qu'on se sent toute petite face à ce volume de travail." 

Son message aux femmes qui hésitent encore ? "Il y a des personnes qui vous tendent la main, et puis c'est à votre tour !" 

Galerie

Témoignage : Anne-Carole P., Agente générale AXA Prévoyance et Patrimoine 

Si le mentorat est un tremplin, l'accompagnement structuré d'un réseau solide peut, lui, transformer durablement un projet entrepreneurial. C'est l'expérience qu'a vécue Anne-Carole P., agente générale AXA Prévoyance et Patrimoine, qui partage son parcours avec franchise et enthousiasme. 

"Aujourd'hui, je suis à la tête de ma propre agence. Je suis la patronne de mon business, mais je bénéficie aussi de la force d'une grande marque comme AXA. Cela donne une crédibilité, une notoriété et des produits solides, tout en me laissant une vraie autonomie. 
Et ce qui est précieux, c'est l'accompagnement que je reçois tout au long de mon parcours : formation au démarrage, soutien lors du lancement, puis accompagnement pour faire grandir mon activité. Entreprendre avec AXA, c'est entreprendre en sécurité. On ne se sent jamais seul face aux défis, tout en gardant la liberté de faire ses propres choix." 

Sur la question des prérequis, Anne-Carole est catégorique, et son message résonne fort pour toutes les femmes qui s'autocensurent : "Il n'existe pas de diplôme obligatoire pour entreprendre. Ce qui compte, c'est la motivation, la soif d'apprendre et un esprit de conquête. Dans mon métier, notamment dans le domaine de l'assurance, il est essentiel d'avoir ce qu'on appelle des soft skills : la résilience, l'écoute active, la capacité à créer du lien, aimer la relation humaine. C'est cette passion pour la relation, cette intuition du besoin client, qui fait toute la différence." 

Elle décrit également les trois piliers de l'accompagnement dont elle a bénéficié à ses débuts : "D'abord, l'accompagnement humain : une inspectrice m'a suivie dès la construction de mon projet, comme un coach, pour m'aider à poser les bonnes bases et m'assurer d'être prête pour la suite. Ensuite, l'accompagnement financier, indispensable pour démarrer sereinement. Enfin, l'expertise : des formations continues, des outils, des ressources pour renforcer mes compétences, mais aussi pour me spécialiser sur certains sujets, comme la gestion de patrimoine ou la relation client." 

Et la réalité du quotidien ? "Ce métier, c'est une grande variété d'activités : rendez-vous client, préparation de bilans, prospection, réunions, événements… Il faut savoir occuper le terrain, aller à la rencontre des gens chaque jour, c'est la clé du succès." 

Ce qu'Anne-Carole chérit par-dessus tout, c'est la liberté que ce modèle lui offre : "Être entrepreneure, c'est pouvoir organiser mon temps comme je le souhaite, gérer mes priorités. J'ai pu concilier vie de famille et ambition professionnelle, ce qui est précieux." Aujourd'hui, elle va plus loin en transmettant cette énergie à d'autres femmes : "Il y a des moyens concrets pour se lancer, pour se développer, notamment grâce à des réseaux comme Action'elles ou le networking. En tant que femme, nous avons aussi des atouts pour réussir : notre capacité à créer des liens, notre persévérance, notre créativité. Et je suis fière d'accompagner d'autres femmes dans cette voie, pour qu'elles découvrent qu'entreprendre, c'est aussi une aventure personnelle riche, porteuse de sens." 

Le bon moment pour franchir le pas 

Ce mois de mars, la dynamique autour de l'entrepreneuriat féminin est particulièrement visible : salons, afterworks networking, ateliers organisés par les CCI, les réseaux féminins et les acteurs de l'accompagnement. C'est le moment idéal pour cartographier les dispositifs auxquels vous êtes éligible, rencontrer d'autres entrepreneures et construire votre projet sur des bases solides. 

Et si vous envisagez une reconversion dans le secteur de l'assurance et du patrimoine, AXA accompagne les femmes entrepreneures avec un modèle éprouvé, alliant indépendance, réseau national et sécurité à chaque étape.