Maîtriser ses tarifs est une étape. Protéger son activité et ses revenus en est une autre : échangez avec les experts AXA pour sécuriser votre projet à chaque étape de votre parcours d'entrepreneure.
Intéréssé(e)

En 2025, les femmes ont porté 31,1 % des créations d'entreprises en France, soit 231 053 entreprises, un record selon le baromètre Infogreffe. Pourtant, elles ne captent qu'une levée de fonds sur quatre et leurs startups sont valorisées jusqu'à 3,4 fois moins que celles des hommes après une série A, selon une étude Roland Berger, WILLA et France Digitale. Derrière ces chiffres, un même sujet revient chez les femmes entrepreneures : l'argent, les tarifs, et la confiance pour les défendre. En 2026, apprendre à se payer correctement n'est plus un détail, c'est une compétence entrepreneuriale à part entière.

Pourquoi les femmes entrepreneures se sous-valorisent-elles encore en 2026 ?

La sous-valorisation désigne la tendance à facturer ou à se rémunérer en dessous de la valeur réelle de son travail. Selon l'étude Roland Berger, WILLA et France Digitale (2023), 44 % des femmes attendent plus de dix ans d'expérience avant de se lancer, contre 25 % des hommes, un écart souvent associé au syndrome de l'imposteur, cette conviction de ne pas être légitime malgré des compétences réelles. Résultat : 65 % des femmes avaient un revenu annuel inférieur à 60 000 euros avant de créer leur entreprise, contre 45 % des hommes. Une étude Bpifrance Le Lab (2022) note aussi que seules 22 % des dirigeantes de PME et ETI évoluent dans l'industrie, secteur souvent mieux valorisé que les services où elles dominent.

Comment les femmes entrepreneures fixent-elles leurs tarifs sans se brader ?

Fixer un tarif juste commence par un benchmark sérieux : comparer son taux journalier à celui de confrères sur des missions comparables, sans se caler automatiquement sur le prix le plus bas du marché. Le positionnement doit intégrer les charges, les périodes sans mission et la valeur réellement apportée au client, pas seulement le temps passé. Beaucoup d'indépendantes démarrent avec un tarif d'appel trop modeste pour se constituer une clientèle, puis ont du mal à le réajuster ensuite. Mieux vaut annoncer un prix cohérent dès le départ, et le réviser chaque année selon l'expérience acquise.

Comment construire un argumentaire commercial avec confiance ?

Un bon argumentaire commercial ne liste pas des prestations, il explique les résultats obtenus pour le client : gain de temps, chiffre d'affaires généré, problème résolu. Préparer des exemples concrets, chiffrés si possible, aide à sortir du registre de la justification pour entrer dans celui de la démonstration. Énoncer son tarif à voix haute, sans le minimiser par un sourire, change la perception du client, et souvent la sienne.

Comment négocier un contrat sans complexe face aux objections ?

Face à un "c'est trop cher", la meilleure réponse n'est pas une remise immédiate, mais une question : le problème est-il le budget disponible ou la valeur perçue ? Cela permet d'ajuster le périmètre de la mission plutôt que son prix. Négocier sans complexe suppose aussi d'accepter de perdre certains clients : un prix régulièrement cassé abîme la rentabilité sur le long terme. Une négociation réussie laisse les deux parties satisfaites, pas seulement le client.

Comment bien se payer quand on est indépendante ?

Se payer correctement suppose de distinguer chiffre d'affaires, rémunération et dividendes, trois notions souvent confondues en début d'activité. Une partie des revenus doit être mise en épargne de précaution avant d'envisager un dividende. Beaucoup d'indépendantes se versent un salaire minimal pour laisser l'argent dans l'entreprise, ce qui fragilise leur protection sociale et leur retraite. Une rémunération régulière, même modeste, reste plus saine qu'un versement irrégulier calé sur la trésorerie disponible.

Comment lever des fonds et accéder au crédit en tant que femme entrepreneure ?

En 2025, environ une levée de fonds sur quatre en France implique une équipe avec au moins une femme, contre une sur six en 2019, selon le baromètre Sista et BCG. Le montant moyen levé par ces équipes est passé de 4,4 à 5,4 millions d'euros sur la même période. Pour l'accès au crédit bancaire, la Garantie Égalité Femmes, portée par France Active Garantie, couvre jusqu'à 80 % d'un prêt bancaire, dans la limite de 50 000 euros, pour toute femme responsable légale d'une entreprise créée ou reprise depuis moins de cinq ans, sans garanties personnelles exigées. Elle s'adresse aussi bien aux micro-entrepreneuses qu'aux dirigeantes de PME.

Comment d'autres entrepreneures ont-elles osé revoir leurs tarifs à la hausse ?

Les réseaux d'accompagnement comme Réseau Entreprendre, via son programme Womenergy, ou France Active rapportent des parcours similaires : une entrepreneure qui double son tarif journalier après un bilan financier sérieux, une autre qui refuse enfin une remise réclamée par un client historique. Le point commun n'est pas un talent particulier, mais un déclic chiffré : regarder ses charges réelles et comparer ses tarifs au marché, plutôt qu'à son propre confort.

En résumé

●       En 2025, les femmes ont porté 31,1 % des créations d'entreprises en France, un record, selon Infogreffe.

●       Une levée de fonds sur quatre en France implique une équipe avec au moins une femme en 2025, contre une sur six en 2019, selon le baromètre Sista et BCG.

●       Après une série A, les startups fondées par des femmes sont valorisées jusqu'à 3,4 fois moins que celles fondées par des hommes, selon le CESE (2020).

●       44 % des femmes attendent plus de dix ans d'expérience avant de se lancer, contre 25 % des hommes, un écart lié au syndrome de l'imposteur, selon Roland Berger, WILLA et France Digitale (2023).

●       La Garantie Égalité Femmes couvre jusqu'à 80 % d'un prêt bancaire, dans la limite de 50 000 euros, sans garanties personnelles exigées.

FAQ

Pourquoi les femmes entrepreneures fixent-elles souvent des tarifs trop bas ? Beaucoup redoutent de perdre un client ou doutent de leur légitimité, un phénomène proche du syndrome de l'imposteur. Selon Roland Berger, WILLA et France Digitale (2023), 44 % des femmes attendent plus de dix ans d'expérience avant de se lancer, contre 25 % des hommes, ce qui retarde aussi la confiance nécessaire pour fixer un tarif juste.

Comment savoir si mon tarif journalier est le bon ? Comparez-le à celui de pairs sur des missions comparables, intégrez vos charges, vos périodes sans activité et la valeur apportée au client, pas seulement le temps passé. Un tarif aligné sur le marché, révisé chaque année, protège mieux la rentabilité qu'un tarif d'appel maintenu par habitude.

Qu'est-ce que la Garantie Égalité Femmes ? C'est un dispositif porté par France Active Garantie qui couvre jusqu'à 80 % d'un prêt bancaire, dans la limite de 50 000 euros, pour les femmes responsables légales d'une entreprise créée ou reprise depuis moins de cinq ans, sans garanties personnelles exigées.

Les femmes ont-elles plus de mal à lever des fonds que les hommes ? Oui. Une levée sur quatre en France implique une équipe avec au moins une femme en 2025, selon Sista et BCG, et leurs startups sont valorisées jusqu'à 3,4 fois moins après une série A, selon le CESE (2020).

Comment bien se rémunérer quand on est indépendante ? En distinguant chiffre d'affaires, rémunération et dividendes, en mettant de côté une épargne de précaution, et en se versant un salaire régulier plutôt qu'irrégulier. Un salaire trop minimal fragilise la protection sociale et la retraite à long terme.

Sources